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  • Julien Teste-Harnois

Ma réponse à l’article de Geneviève Pettersen dans le JDM sur les médias sociaux.

Après avoir lu son article de ce matin, disponible juste ici, je voulais apporter quelques nuances à ses propos. Je pense en effet que certaines précisions s'imposent. Dans celui-ci, elle parle des réseaux sociaux, du manque de contrôle possible par les écoles et les parents sur ces plateformes, de la cyberintimidation envers les jeunes et les profs, etc.


En gros, les méchants médias sociaux ne font pas ce qu’il faut. Je suis d’accord qu’il y a des problèmes, mais il faut arrêter de mettre la faute sur eux pour absolument tout. Car nous avons nous aussi une part de responsabilité.



Commençons par ce passage:

« Que disent les géants du web quand des parents ou des écoles, inquiets, les contactent ou signalent ces contenus ? Habituellement, c’est silence radio. »


Eh oui, le silence radio est malheureusement chose courante, mais il ne faut pas être surpris. Facebook c’est environ 2.85 MILLIARDS d'utilisateurs actifs chaque mois et environ 1.22 MILLIARD pour Instagram. Alors non, il n’y a pas de numéro de téléphone pour contacter le service à la clientèle ou un centre de clavardage en ligne. Avec ce nombre gigantesque d’utilisateurs, il faut rêver pour penser que c’est quelque chose qui serait possible et gérable.



Par rapport à la cyberintimidation maintenant. Soyons bien clair, c’est complètement faux d’affirmer que:

« […] Mais souvent, les intimidateurs restent vagues et on ne peut pas faire grand-chose. »


Que ce soit Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat, tous les paramètres de confidentialité pour nous permettent de contrôler qui est en mesure de voir notre contenu et qui est en mesure de nous contacter sont disponible. S’ils étaient bien utilisés, la cyberintimidation direct envers une personne ne serait pas possible sur ces plateformes.


Relisez bien la dernière phrase de mon dernier paragraphe, ça peut paraître fou, mais c’est vrai.



Le problème avec cet enjeu n’est pas technique, comme je le disais, les paramètres sont là. Le problème est en faites beaucoup plus social et découle d’un manque de sensibilisation. En effet, la majorité des jeunes s’exposent très ouvertement sur les réseaux sociaux. Ils veulent être vu, avoir beaucoup d’abonnés, « d’amis » en ligne, etc. Quand tu es rendu à plus de 1000 amis Facebook, désolé, mais ce ne sont pas de véritables amis.


Ces comportements découlent selon moi de ce besoin des jeunes dans leur développement de se sentir aimé, se sentir valorisé, voir qu’ils plaisent; en 2021, tout cela va se chercher en ligne pour plusieurs. Mais il faudrait réussir à leur faire comprendre que ce n’est pas une course d’avoir le plus d’abonnés possible, qu’ils ne vont rien y gagner. (J’en sais quelque chose, je suis passé par là).



Les pistes de solutions:


Il faudrait que les jeunes aient des réseaux sociaux composés uniquement de véritables amis. Si les jeunes configuraient les bons paramètres de confidentialité, un intimidateur ne serait pas en mesure de voir le contenu qu’ils mettent en ligne et ne serait pas non plus en mesure de leur envoyer des messages d’intimidation, des insultes, etc.



Vous n’êtes pas convaincu? Voici ce qu’il est possible de gérer comme paramètres sur Instagram par exemple:

  • Mettre son compte privé pour masquer tout son contenu aux utilisateurs qui ne sont pas abonnés à notre compte; possibilité d’accepter ou de refuser une demande d’abonnement.

  • Possibilité de retirer un utilisateur de nos abonnés.

  • Empêcher toutes les personnes auxquelles on n’est pas abonné de répondre à nos story. (Donc on peut rendre publique une story tout en empêchant un inconnu d’y répondre).

  • Empêcher toutes les personnes auxquelles on n’est pas abonné d’envoyer un message privé.

  • Désactiver les commentaires sous nos publications

  • Bloquer l’identification et la mention de notre compte dans un commentaire, une publication, une story, etc.

Sachez que dans le cas de TikTok, il est également possible d’avoir un compte privé, de contrôler qui est en mesure de nous envoyer un message privé ainsi que de commenter nos publications.



Bref, je voulais vous démontrer qu’il est possible, en utilisant les bons paramètres, d’avoir un contrôle sur nos réseaux sociaux et ainsi faire diminuer énormément la cyberintimidation.


Le plus gros du travail, c’est de faire changer les mentalités, de sensibiliser et surtout de former les jeunes sur les différents paramètres qu’ils peuvent utiliser.


Mon guide gratuit de 106 pages sur les bonnes pratiques de sécurité à adopter sur les réseaux sociaux est un bon outil pour vous aider à comprendre tous ces paramètres.

Disponible juste ici https://www.jthinformatique.com/mon-guide


Pour me contacter: contact.jthinformatique@gmail.com


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